Le foie est un organe filtre qui métabolise en permanence tous les déchets, toxines et toxiques du corps.

Il a de nombreux rôles dans l’organisme, nous allons le voir, et c’est pourquoi le maintien de sa bonne fonction est primordial pour la santé, le bien-être et la vitalité.

Quand la charge toxique dépasse la capacité de détoxication du foie, celui-ci est alors surchargé et ne peut plus faire face. Il y a alors accumulation de déchets toxiques non métabolisés.

Avant de revenir en détail sur les différentes raisons qui font que la fonction hépatique (hépatique signifie du foie) est perturbée, je vous propose la liste d’un ensemble de signes cliniques d’une problématique de faiblesse du foie.

Comment repérer si votre foie est surchargé, fatigué, ou dépassé : voici quelques manifestations d’une faiblesse du foie :

(Attention tous ces signes sont également multi-factoriels, nous dressons un « tableau » clinique comme dit plus haut) :

  • Fatigue installée,
  • Parfois fatigue dès le réveil,
  • Manque de tonus, de vitalité,
  • Baisse de la concentration,
  • Immunité affaiblie, vulnérabilité aux infections,
  • Nuits agitées avec réveils nocturnes entre 1 et 3 h du matin,
  • Sueurs nocturnes,
  • Lourdeur-lenteur digestive, pesanteur, inconfort aux repas,
  • Troubles digestifs divers tels que remontées acides, ballonnements après repas, difficultés à digérer les graisses, constipation,
  • Nausées ou sensations nauséeuses,
  • Mauvaise haleine, bouche pâteuse,
  • Hémorroïdes,
  • Malaises, vertiges,
  • Douleurs, maux de tête,
  • Sensibilité accrue aux odeurs comme les parfums, l’essence,
  • Sensibilité accrue à l’effet excitant de la caféine (un café à 16h et vous ne dormez pas le soir),
  • Sensibilité accrue à l’effet euphorisant de l’alcool (un verre fait tourner la tête),
  • Apparition de boutons, peau granuleuse,
  • Cernes parfois foncées,
  • Acouphènes,
  • Toux chronique,
  • Syndrome prémenstruel accentué,
  • Augmentation des réactions allergiques,
  • Calculs biliaires…

L’importance de la santé du foie pour tout l’organisme

Imaginez une usine de tri qui orchestre en permanence le « ménage » de votre corps : le foie centralise les déchets et toxiques, il les transforme afin de les rendre évaluables par les autres émonctoires que sont l’intestin, les reins, le poumon, la peau et chez les femmes l’utérus à travers le flux menstruel.

Il est donc décisif pour une bonne détoxication du corps, mais il travaille en concert avec les autres émonctoires.

Mais c’est loin d’être tout : le foie a bein d’autres rôles décisifs pour notre santé.

Les nombreux rôles du foie

  • Il foie filtre le sang de ses impuretés,
  • Il produit la bile, stockée dans la vésicule biliaire avant d’être relarguée. La bile est nécessaire pour bien digérer et particulièrement les graisses, et assurer un transit normal (l’insuffisance de sels biliaires engendre une constipation souvent chronique),
  • Il synthétise certaines protéines essentielles au bon fonctionnement du corps : albumine, hémoglobine, globuline, facteurs de coagulation,
  • Il stocke certaines vitamines et oligoéléments, minéraux,
  • Il transforme les glucides en glycogène qui pourra être libéré en fonction des besoins du corps et pour éviter les hypoglycémies (qui génèrent parfois des malaises),
  • Il assure la détoxication des globules rouges en fin de vie,
  • Il assure la détoxication des oestrogènes (donc il jour un rôle dans l’équilibre hormonal et influence le syndrome prémenstruel),
  • Il assure la détoxication de tous les xénobiotiques : polluants, médicaments, pesticides, perturbateurs endocriniens, etc.,
  • Il assure la détoxication de l’alcool (c’est pourquoi on est plus vite saoûl quand le foie est fatigué),
  • Il assure la détoxication de l’ammoniaque naturellement produit par le côlon lors de la digestion finale et qui possède une forte toxicité neurologique
  • Il métabolise et élimine le cholestérol

Pour vous représenter l’importance d’un foie fonctionnel pour la digestion des graisses, un exemple :

Vous mangez un poisson gras comme le saumon ou la sardine, et vous notez que vous le digérez pendant plusieurs heures, avec parfois des remontées.

L’impact sur l’assimilation

Une bonne sécrétion bilaire est indispensable à l’assimilation des vitamines liposolubles D, A, K, E.

Un signe qui peut vous mettre la puce à l’oreille est quand, malgré une complémentation, votre taux de vitamine D n’augmente pas ou très peu.

Que filtre le foie?

  • La pollution de l’air, de l’eau,
  • Les pesticides des aliments,
  • Les perturbateurs endocriniens des produits ménagers, cosmétiques, meubles, revêtements, vêtements,
  • Les métaux lourds,
  • Les médicaments,
  • Les toxines endogènes, c’est-à-dire issues des processus internes,
  • Les substances toxiques générées par des bactéries intestinales malsaines ou par certains champignons prolifératifs…

Comment fonctionne la détoxication hépatique

La détoxification est une activité métabolique qui permet de transformer une substance toxique en un dérivé capable d’être éliminé par les autres émonctoires.

Or la plupart des molécules toxiques sont liposolubles, c’est-à-dire solubles uniquement dans un environnement graisseux, huileux.

Cela est valable pour les viandes et poissons : plus vous choisissez un poisson ou une viande grasse, plus vous aurez de risques d’y trouver des résidus toxiques (pesticides, médicaments, métaux lourds etc). Et c’est valable aussi chez l’humain : les toxiques se logent dans nos cellules adipeuses et nos organes gras, notamment le cerveau.

Il faut donc solubiliser ces toxiques pour pourvoir les éliminer.

Les trois phases de la détoxication hépatique

Étape 1 : la phase de fonctionnalisation : il y a ajout d’un groupement polaire sur les substances toxiques pour les préparer à la solubilisation. Cela se fait via les enzymes cytochromes P450.

Attention : cette transformation aboutit à des métabolites intermédiaires, hautement toxiques, destinés a été éliminés. C’est pourquoi on ne doit jamais stimuler la phase 1 sans s’assurer que la phase 2 fonctionne !

 

Étape 2 : la phase de conjugaison : il faut rendre solubles les métabolites intermédiaires pour pouvoir les éliminer. Il y a plusieurs conjugaisons : la glucoronidation, la methylation, l’acetylation et la sulfatation.

 

Étape 3 : la phase d’élimination via la bile, les selles, l’urine, le sang, l’air

Les cures « détox », pourquoi ça peut être dangereux

On entend souvent des phrases comme « nettoyer le foie », « décrasser le foie ».

Ces notions ne sont pas correctes : en effet n’oublions pas que le foie est un filtre. Certes on peut nettoyer un filtre encrassé, mais ce qu’il faut surtout c’est l’aider à bien fonctionner, c’est-à-dire lui donner tous les pré-requis dont il se sert pour travailler, et limiter la charge toxique.

Ce qui peut être dangereux dans la mode des cures détox, c’est que souvent on ne vous parle pas des trois phases : il faut être sûr d’assurer les phases 2 et 3 pour détoxifier et éliminer les résidus toxiques des phases 1 et 2.

Et puis rien ne remplace le fonctionnement naturel du corps dans les bonnes conditions (la vitalité, les émonctoires, l’alimentation et l’environnement).

Donc avant de se lancer dans une « cure détox », il faut :

1) Réduire la charge toxique,

 2) Aider le foie en lui donnant ses outils de fonctionnement et les conditions qui lui sont favorables

Réduire la charge toxique exogène (qui vient de l’extérieur) :

 

Diminuer la pollution environnementale :

  • Éviter les produits ménagers industriels et privilégier soit les produits ménagers faits maison (il y a de nombreux sites pour cela), soit les ultra naturels et biologiques,
  • Éviter les produits cosmétiques industriels et préférer des produits soit faits maison (il y a de nombreux sites pour cela),
  • Aérer tous les jours sa maison au moins 10 minutes

Soigner son alimentation :

  • Privilégier une alimentation naturelle, fraiche, maison, de préférence biologique, et limitée en graisses industrielles trans (fritures, panures, produits industriels),
  • Manger moins ou moins souvent pour mettre au repos tout le système digestif et donc le foie,
  • Bien mastiquer,
  • Privilégier une cuisson douce (vapeur douce, wok doux, four <135°) plutôt que forte (fritures, poêles chaudes, grill),
  • Dîner léger, moins de viande, moins de grais le soir,
  • Faire des monodiètes de temps en temps : ne manger qu’un seul aliment sous toutes ses formes durant 1 à 3 jours, ou bien plusieurs soirs par semaine,
  • Dans certains cas de vitalité (ne pas faire si l’on est hypothyroïdien ou frileux ou très fatigué), faire un jeûne de quelques jours dans le cadre d’un repos total et d’une bonne gestion du stress

Réduire la charge toxique endogène (qui vient de l’intérieur) :

  • Gérer le stress et les émotions négatives (sources de toxines endogènes),
  • Soigner son intestin et traiter la dysbiose (déséquilibre bactérien dans l’intestin, qui se manifeste par des gaz odorants, de la constipation ou de la diarrhée), car la dysbiose est source de toxiques endogènes,
  • Vérifier sa barrière intestinale, de ne pas avoir une porosité intestinale car la paroi intestinale laisse alors passer des toxiques censées être en cours d’éminiation et il y a réintoxication de l’intérieur.

Avoir les bons outils de fonctionnement du foie

Il est important de comprendre que les différentes étapes utilisent des micronutriments pour opérer.

Micronutriments indispensables au fonctionnement du foie 

Les cofacteurs de la phase 1 :

  • Vitamines A, C, B2, B3, B6, B9, B12, E
  • Magnésium,
  • Zinc,
  • Manganèse,
  • Molybdène,
  • Cobalt,
  • Cuivre,
  • Chrome,
  • Sélénium,
  • Fer,
  • Coenzyme Q10,
  • Glutathion,
  • Acide alpha-lipoïque,
  • Polyphénols (antioxydants)

Les cofacteurs de la phase 2 :

  • Vitamines B6, B9, B12 (méthylation),
  • Vitamine B2, C
  • Zinc,
  • Glutathion,
  • Bétaïne,
  • N-acétyl-cystéïne,
  • Acides aminés soufrés : cystine, taurine, méthionine
  • Magnésium,
  • Sélénium,
  • Acide alpha-lipoïque

La phase 3 nécessite surtout des conditions de bon état fonctionnel des émonctoires :

  • des intestins fonctionnels avec une barrière intestinale étanche pour éviter la ré-intoxication, un transit régulier et pas de constipation,
  • des surrénales en forme (cela s’évalue par la forme générale, est-on épuisé, depuis longtemps, et par la biologie : cortisol, DHEA…)
  • une vessie fonctionnelle

C’est pourquoi il est important, avant de stimuler le foie avec des plantes, de fournir tous les micronutriments dont il a besoin pour opérer ses différentes opérations chimiques de métabolisation et d’assurer les bonnes conditions.

Il existe des compléments alimentaires en micronutrition, regroupant tous ces cofacteurs, avec ou sans plantes hépatiques.

L’ajout de plantes hépatiques aura une action stimulante, alors que les micronutriments auront une action simplement fonctionnelle. 

Autres conditions indirectes d’une bonne fonction hépatique :

  • Avoir une barrière intestinale étanche et non poreuse,
  • Avoir une bonne vitalité des glandes surrénales
  • Soigner son alimentation
  • Gérer son stress et ses émotions

C’est donc une fois qu’on a vérifié toutes ces étapes : l’environnement, l’alimentation, le fonctionnement de l’intestin, des surrénales, la gestion du stress, la couverture des micronutriments du foie, que l’on peut éventuellement prendre des plantes stimulantes du foie.

 

Les plantes aidantes du foie

 

Elles sont intéressantes en synergie avec les micronutriments du foie pour aider à stimuler le foie, si les conditions le permettent comme vu précédemment.

 

Le desmodium

Il protège et soutient le foie. Intéressant dans les cas où le foie semble surchargé ou fatigué, mais que la personne ne semble pas avoir les conditions requises pour opérer un drainage (fatigue installée, porosité intestinale).

Le chardon marie

Il protège le foie, favorise la production d’acides biliaire (cholérétique), augmente l’excrétion biliaire (cholagogue), il active les enzymes de la phase 2 de la détoxication héptique, et augmente la production des protéines hépatiques.

Le curcuma 

Il protège le foie, favorise la production d’acides biliaire (cholérétique), augmente l’excrétion biliaire (cholagogue), il stimule les phases 1 et 2 de la détoxication héptique, et permet de diminuer l’enzyme hépatique ALAT et les Gamma GT.

L’artichaut

Il possède des vertus stimulantes des phases 1 et 2 de la détoxication hépatique, ce qui le rend très intéressant, et il est un protecteur du foie.

Le radis noir

Il favorise la production d’acides biliaire (cholérétique), augmente l’excrétion biliaire (cholagogue), il stimule les phases 1 et 2 de la détoxication hépatique, il diminue le cholestérol LDL et augmente le HDL.

Le fumeterre  

Il protège le foie, régule la production d’acides biliaire, augmente l’excrétion biliaire (cholagogue), il diminue le cholestérol.

Le pissenlit 

Il protège le foie, favorise la production d’acides biliaire (cholérétique), augmente l’excrétion biliaire (cholagogue), il stimule la phase 2 de la détoxication hépatique, il diminue le cholestérol, il eset diurétique : il agit comme draineur des émonctoires, il est antioxydant.

La betterave 

Elle protège le foie, augmente la production d’acides biliaire (cholérétique), stimule la combustion des graisses stockées dans le foie, elle est antioxydante.

Quelques exemples de synergies intéressantes 

En plus d’une alimentation saine, de la consommation de jus de légumes pré-cités, de jeunes ou mono-diètes, et de tous les conseils donnés dans cet article, je vous propose quelques compléments complets que je conseille selon les cas, en cure de 21 jours renouvelable après une pause de 21 jours.

Mais attention, rien ne remplace une consultation auprès d’un professionnel de santé formé à la naturopathie ou à la micronutrition pour vous accompagner de façon holistique dans cette démarche. 

Micronutriments + plantes :

  • NutriDétox comprimés du laboratoire Bionutrics : 1 comprimé le matin à jeun la première semaine, puis 1 comprimé le matin à jeun + 1 au coucher
  • Oligodétox du laboratoire Oligosanté : 1 comprimé le matin à jeun avant le petit-déjeuner + 1 15 minutes avant le dîner

Plantes pour digérer la bile :

  • Hépatobile du laboratoire Copmed : 3 gélules par jour : 1 avant chaque repas
  • Hépatobile liquide du laboratoire Copmed : 1 c. à café 3 fois par jour, avant chaque repas, diluées dans un peu d’eau,
  • Drainophytol du laboratoire Oligosanté : 10 à 20 ml (1 bouchon doseur) par jour dans un grand verre d’eau avant le petit-déjeuner ou le déjeuner

Plantes pour le foie et l’élimination : 

  • Hepatoboost du laboratoire Therascience : 10 ml à diluer dans un verre d’eau, le matin à jeun et le soir au coucher ou 10 minutes avant le dîner
  • HepaNutrics du laboratoire Bionutrics : 1 végicap ¼ d’heure avant un repas
  • Desmodium Oligo du laboratoire Oligosanté : 2,5 ml à 5 ml (1 bouchon doseur) par jour dans un grand verre d’eau le matin à jeun ou le soir au coucher
  • Desmodium du laboratoire Therascience : 1 c. à café (5 ml) par jour, à diluer dans un verre d’eau, le matin à jeun ou le soir au coucher
  • Drainophytol du laboratoire Oligosanté : 10 à 20 ml (1 bouchon doseur) par jour dans un grand verre d’eau avant le petit-déjeuner ou le déjeuner
  • Phyto’Detox du laboratoire NR&D : 3 gélules par jour avant les repas, en 2 prises, de préférence matin et soir
  • Radis noir du laboratoire Nutrixeal : 1 à 2 gélules par jour avant les repas

En conclusion, chouchouter son foie est tout un mode de vie, et il ne suffit pas de prendre un simple produit « détox ».

 

Si vous souhaitez vous alléger un peu, relancer votre vitalité, votre digestion, éclaircir votre teint, gagner en bonne humeur et concentration, alors cet article vous aidera, je l’espère, à mettre tout en place pour vous lancer dans une vraie démarche de détoxication.

 

Bonne revitalisation à vous,

 

Florence Pinheiro Ortolan

Naturopathie Nutrition Micronutrition

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