Qu’est-ce que la naturopathie ?

Qu’est-ce que la micronutrition ?

Quelles sont les différences entre ces deux approches ?

Si quasi tout le monde a entendu parler de naturopathie, peu de gens savent décrire de quoi il s’agit précisément.

Et la micronutrition est encore plus mal connue.

Pourtant ces deux approches sont géniales, et j’ai envie, dans cet article, d’en proposer définition et comparaison.

Je parlerai aussi des limites que je vois à ces approches et où je me situe entre les deux.

C’est parti !

Ce que la naturopathie et la micronutrition ont en commun

Ces deux approches ont de nombreux points communs, que ce soit dans leurs objectifs que dans leurs méthodes.

Elles proposent toutes deux de :

  • Rééquilibrer le fonctionnement naturel du corps,
  • Pour aller mieux sans médicament et de façon durable,
  • Et éduquer le patient à un mode de vie propice à la pleine santé,

Et se basent sur :

  • La logique interne et complexe du corps,
  • La recherche de la cause première des symptômes,
  • La restauration des conditions propices à la pleine santé,
  • Le recours à des moyens naturels en guise de traitements.

Dans quels cas va-t-on voir un naturopathe ou un micronutritionniste ?

Il y a beaucoup d’applications à la naturopathie et à la micronutrition, mais pour tenter un résumé :

Ça peut être pour des motifs « curatifs » comme :

  • Traiter un trouble de santé comme troubles du sommeil, problèmes de peau, douleurs, hyperglycémie,
  • Traiter des maux chroniques comme fatigue chronique, troubles digestifs persistants, allergies, terrain auto-immun, infections récurrentes, troubles du comportement,
  • Se sortir d’une addiction au tabac par exemple,
  • Perdre du poids sans fragiliser sa santé,

Ou pour des motifs préventifs comme :

  • Améliorer son alimentation ou son mode de vie,
  • Renforcer sa santé pour se prévenir des maladies,
  • Résister aux infections hivernales.

L’intérêt des 2 approches est de

sortir de la médecine du symptôme et de la maladie (médecine allopathique actuelle),

pour aller chercher la cause du problème

et la traiter définitivement, sans médicament.

La naturopathie 

La naturopathie s’appuie sur 5 grands principes et sur l’enseignement de quelques grands noms qui ont marqué son histoire : Hippocrate, Marchesseau, Masson notamment.

Les 5 grands principes de la naturopathie :

1. Le vitalisme : La naturopathie s’appuie sur le concept de force vitale. Ce concept est le même que le fameux Chi asiatique ou que le Prâna indien : « La force qui est en chacun de nous est notre plus grand médecin », disait Hippocrate. Rétablir et entretenir un bon niveau de vitalité est essentiel pour retrouver la pleine santé.

2. Le causalisme : Plutôt que de s’évertuer à supprimer le symptôme (en gros ce que fait la médecine allopathique), la naturopathie cherche et traite la cause de la cause de la cause de ce symptôme, de sorte à le faire disparaître de lui-même.

3. L’humorisme : Il faut entendre par là l’importance des « humeurs », ces liquides circulant dans le corps : sang, lymphe, liquide interticiel. Prépondérants dans l’organisme, ils doivent rester clairs pour éviter encrassement et intoxication progressive. En naturopathie on s’applique à nettoyer les « humeurs » pour améliorer la vitalité.

4. L’holisme : La naturopathie prend en compte tous les plans de l’être : physique, énergétique, mental, émotionnel, environnemental, socioculturel : ses antécédents médicaux familiaux et personnels, sa constitution physique et psychique de base, ses habitudes de vie et son alimentation, son environnement de vie, et bien-sûr ses « symptômes », révélateurs des dysfonctionnements.

5. L’hygiénisme : La naturopathie se doit de rendre chacun autonome et responsable de son hygiène de vie. Maintenir une hygiène de vie propice à la pleine santé est au coeur de l’approche naturopathique. C’est pourquoi celle-ci inclut la transmission des informations qui permettront à chacun de prendre sa santé en main.

↪️ As-tu repéré les 2 principes que la micronutrition a en commun ?

Je te laisse chercher, réponse un peu plus bas !

 

L’approche classique de la naturopathie

La pratique de la naturopathie telle qu’on l’enseigne dans les écoles se déroule toujours selon ce même schéma pré-établi :

  1. La cure de désintoxication : on propose d’emblée au consultant un drainage de ses toxines pour nettoyer ses « humeurs » (souvenez-vous dans les 5 principes …)
  2. La cure de revitalisation : à ce stade, on va lui proposer des mesures visant à booster sa vitalité : nutrition, complémentation, techniques énergétiques …
  3. La cure de stabilisation : on finit par s’assure que le consultant  a tout ce qu’il faut pour stabiliser son nouvel état et entretenir lui-même sa santé.

 

Ce que je trouve dangereux dans cette approche

Le souci avec cette approche, c’est qu’elle est très séduisante EN THÉORIE, mais peut se révéler dangereuse EN PRATIQUE.

Pourquoi dis-je cela :

Je ne peux que confirmer au fil du temps que les personnes qui viennent me voir au cabinet sont dans un état de vitalité bas à très bas : fatigue extrême, accumulation de divers maux, maladies chroniques installées … Généralement les gens viennent consulter un naturopathe pour une raison précise assez urgente, seule une minorité vient pour de la prévention…

Or les fonctions d’élimination requièrent une énergie vitale importante et ne sont pas considérées dans le corps comme prioritaires :

Si le niveau de vitalité est moyen ou faible, l’énergie présente sera consacrée aux fonctions prioritaires et il n’y en aura aucune disponible pour l’élimination.

Et alors, la cure de désintoxication va remettre en circulation des déchets qui ne seront pas correctement éliminés et vont davantage intoxiquer l’organisme.

C’est pourquoi je ne propose pas la cure de désintoxication en première intention !

 

Comment je procède

J’ai choisi de réfléchir par moi-même plutôt que d’appliquer des leçons apprises par coeur, même si elles sont communément admises par tous.

Car je préfère traiter ce qui est urgent chez la personne qui vient me voir (état dépressif, fatigue extrême, troubles du sommeil, douleurs, problèmes digestifs…) et m’adapter à son niveau de vitalité.

C’est pourquoi je pars d’abord sur le traitement de la problématique principale : cela peut prendre plusieurs séances selon s’il y a besoin d’analyses approfondies pour cerner l’origine du problème.

J’aime bien aussi donner dès la première séance les conseils nutritionnels qui permettront à mon consultant de retrouver de la vitalité rapidement.

Ce n’est que lorsque la vitalité de mon consultant est remise à flot que je propose une cure de détoxication à celles et ceux qui ont envie d’aller plus loin. 

En conclusion je fais passer la cure de revitalisation avant la cure de désintoxication.

 

La micronutrition

Si la micronutrition est un outil de la naturopathie, le naturopathe n’est pas pour autant un micronutritionniste.

Je m’explique.

Mais tout d’abord commençons par cette définition :

La micronutrition est une approche de santé scientifique qui recourt à une correction micronutritionnelle, suite à une interprétation fonctionnelle des symptômes.

Heu… J’espère ne pas t’avoir perdu … ? 🤨😄

Alors voici :

  • La correction micronutritionnelle signifie le retour, par la complémentation, à des taux optimaux en micronutriments (vitamines, oligoéléments, minéraux, acides gras, acides aminés, antioxydants, enzymes), sans qui nos fonctions sont en panne.
  • L’interprétation fonctionnelle des symptômes signifie la piste d’explication donnée par le praticien en micronutrition, des dysfonctionnements du patient, grâce à l’interprétation des bilans biologiques mis en oeuvre. En effet, chaque carence, excès, déficit, déséquilibre, engendre une cascade de conséquences sur les fonctions vitales du corps et l’équilibre général.

Naturopathie vs Micronutrition

Et voici la réponse à la question sur les 2 principes de base communs aux deux approches : 

Et oui, ce sont le causalisme et l’holisme !

En ce qui concerne leurs différences :

Si la micronutrition se focalise sur la correction micronutrionnelle, elle exclut les autres outils de la naturopathie :

  • l’aromathérapie (usage thérapeutique des huiles essentielles),
  • la phytothérapie (usage thérapeutique des plantes médicinales),
  • la relaxation, la gestion du stress,
  • les techniques d’hydrothérapie (usage des bains internes et externes),
  • la réflexologie, le massage et autres techniques thérapeutiques pratiquées par certains naturopathes.

(Toutefois un micronutritionniste peut toujours vous renvoyer son patient vers des approches complémentaires à la sienne.)

De plus la micronutrition s’appuie toujours sur des analyses biologiques : on ne supplémente jamais par supposition en micronutrition : on effectue d’abord un dosage biologique, puis on corrige, on suit l’évolution et on corrige encore si nécessaire.

C’est précisément cette approche très scientifique qui rend la prise en charge en micronutrition généralement onéreuse : il faut additionner le coût des consultations, des bilans biologiques spécialisés de départ et de suivi, et des compléments alimentaires.

Bien que les résultats soient souvent probants, tout le monde ne peut pas se permettre cet investissement financier.

La naturopathie représente un coût aussi, mais à moindre mesure par rapport à la micronutrition.

 

Entre naturopathie et micronutrition 

Si mon approche est clairement orientée micronutrition, je me différencie d’un pur micronutritionniste en ce que je ne conseille pas systématiquement d’investigations biologiques.

En effet, avant d’orienter mon consultant vers un bilan biologique spécialisé (donc non pris en charge par la sécurité sociale), je commence par lui proposer un rééquilibre alimentaire et des conseils ciblés sur sa problématique principale.

Cette première étape améliore généralement son état de départ.

Ensuite seulement, j’évalue s’il est utile ou pas de partir sur un statut micronutritionnel (bilan).

Et, s’il y a bilan micronutritionnel, je propose une correction micronutritionnelle par la complémentation (pour un résultat rapide) ET l’alimentation pour la phase d’après.

Ainsi je pioche dans différents outils selon ce qui me semble le plus approprié en fonction de la personne qui vient me consulter.

 

Conclusion

Chacun est libre de choisir l’approche qui lui conviendra le mieux, et le praticien envers qui il aura confiance.

J’espère que cet article vous a plu,

N’hésitez pas à le partager autour de vous 😊.

À très vite,

Florence Pinheiro Ortolan, Embellir sa santé

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